Charles Plasse - Restaurateur de montres
Vendre ses montres
Lettre ouverte Ă  Jean Dujardin :


Mon cher Jean,


La vision du dernier épisode des aventure d‘OSS 117 m a beaucoup déçu, pourquoi ?
Simple comme bonjour, la personne chargée des accessoires est douée pour les vêtements, les voitures, les ameublements mais pas pour les montres !
Dans ce film, le plus connu des agents secrets porte une montre sans aucun intérêt, aucune classe ! Réfléchi bien Jean ! Cela ne tient pas debout ! Je ne te demande pas de porter une Rolex comme ton homologue anglais, mais quand même un peu de tenue que diable !
J’ai bien réfléchi et je pense que j’ai ce qu’il te faut : la Mortima Mayerling !
Rien que le nom cela fait rêver ! Imagine une blonde pulpeuse qui te demande la marque de ta montre. Une Mortima Mayerling ! Quelle classe ! Mais ne nous arrêtons pas au plumage, car le ramage vaut aussi le détour.
Ecoute cela : mouvement made in Besançon et d’une ! Boîtier presque en or et de deux ! Thermomètre véritable fonctionnant sans pile donc jamais en panne et de trois !
Boussole idem et de quatre ! Le tout intégré au boîtier ! Je suis sur que même dans tes rêves les plus fous, tu n’imaginais pas qu’une montre pareille puisse exister !
Evidemment tout cela a un prix… Mais ce ne sont pas les 20 000 euros, (ou si tu préfères un million trois cent mille anciens francs) que je demande pour ce bijou de technique et de raffinement, qui vont te faire hésiter une seule seconde (Tu pourras passer cela en note de frais, peut-être…).
J’oubliais, la cerise sur le gâteau : le bracelet en skaï véritable, assorti aux sièges de ta voiture ! Matière moderne, lavable et tellement élégante ! Alors écoute Jean, si tu veux que ton personnage ne sombre pas dans le ridicule ou pire la ringardise, n’hésites pas, achètes cette montre que tu ne verras pas au poignet de tout le monde et deviens un homme moderne ! Un dernier conseil d’ami: change d’accessoiriste. Allez, sans rancune !